Réponse rapide : Un câble pour fibre se choisit d’abord par le nombre de fibres, puis par le type de fibre, la gaine et le connecteur. Une liaison point à point demande un duplex, un raccordement isolé peut se contenter d’un simplex. En intérieur, une gaine LSZH limite les risques en cas d’incendie et une fibre insensible à la courbure protège le signal dans les chemins serrés. La longueur réelle et le budget optique valident le reste.
Vous devez relier deux équipements et la référence du câble ne dit rien de la gaine, du connecteur ni du conditionnement. C’est là que les erreurs de commande commencent : un simplex livré à la place d’un duplex, une gaine trop rigide pour un chemin de câble déjà chargé, un connecteur qui ne correspond pas au tranche-fibre de l’atelier. Ce guide reprend les critères dans l’ordre où ils se décident, pour éviter un retour fournisseur et une seconde pose.
Fibre : budget optique — Pertes par connecteur et par épissureSimplex ou duplex : trancher avant le reste
Le nombre de fibres conditionne le connecteur, l’encombrement en baie et la façon dont la liaison se raccorde. Deux familles coexistent, et le choix dépend du module optique déjà installé.
Simplex : une fibre, un seul sens
Un câble simplex contient une fibre unique. Il convient aux modules qui gèrent émission et réception sur une seule voie, ou aux montages en boucle. En armoire, il se courbe plus facilement et traverse un passage étroit sans forcer.
Duplex : deux fibres pour l’aller-retour
Un duplex réunit deux fibres, souvent clipsées en zip. C’est la configuration attendue par la plupart des modules émetteur-récepteur : une voie pour l’émission, l’autre pour la réception. Contrôlez la polarité A-B avant de clipser, un croisement inversé empêche la liaison de s’établir.
OM ou OS : le type de fibre suit la distance
La fibre multimode, d’OM1 à OM5, travaille en 850 ou 1300 nm et couvre les courtes distances en bâtiment. La fibre monomode, OS1 et OS2, travaille en 1310 ou 1550 nm et tient des liens bien plus longs. Le choix se déduit des modules installés et de la distance réelle, pas de la longueur commandée. Une jarretière monomode vissée sur un module multimode ne fonctionne pas.
Gaine et protection : ce que la fiche produit omet
La gaine décide de la tenue mécanique et du comportement au feu. Une gaine LSZH, sans halogène et à faible émission de fumée, s’impose dans les locaux recevant du public et les locaux techniques. Une gaine PVC reste acceptable dans un volume clos et surveillé. Plus la gaine est rigide, plus le rayon de courbure minimal augmente.
Chaîne de conversion : source vers écran — Chaque maillon doit négocier EDID et HDCP| Configuration | Fibre | Usage courant | Point de vigilance |
|---|
| Simplex intérieur | OS2 9/125 | Raccordement d’un module unique | Courbure en baie |
| Duplex zip | OM4 50/125 | Liaison commutateur à commutateur | Polarité A-B |
| Duplex gaine commune | OS2 9/125 | Montée entre étages | Tenue au tirage |
| Simplex renforcé | OM3 50/125 | Passage en goulotte | Écrasement |
Connecteurs et polissage : les pertes se jouent ici
Un connecteur mal choisi annule le bénéfice d’une bonne fibre.
LC, SC, ST : l’encombrement décide
Le LC, à ferrule de 1,25 mm, occupe le moins de place et équipe les baies denses. Le SC, à ferrule de 2,5 mm, se verrouille par poussoir et reste lisible en exploitation. Le ST, à baïonnette, subsiste sur les installations anciennes. Le connecteur doit correspondre à celui du module et du tiroir optique.
UPC ou APC : ne pas mélanger les polissages
Un connecteur UPC présente une face plane, un APC une face biseautée à 8 degrés, souvent repérée par un corps vert. Les deux se vissent, mais le contact optique reste mauvais : la réflexion remonte vers la source. Respectez le polissage d’origine sur toute la chaîne, coupleurs de traversée compris.
Longueur, tirage et budget optique
La longueur à commander n’est pas la distance à vol d’oiseau : ajoutez le chemin de câble, les remontées en baie et une marge de reprise. Un budget optique se calcule avec la puissance d’émission, la sensibilité du récepteur, les pertes de connecteurs et la marge de vieillissement. Un photomètre en réception tranche avant la mise en service.
Cas concrets
- Baie de brassage : deux commutateurs distants de trois mètres, modules duplex LC. Retenez un duplex OM4 à gaine LSZH, avec courbure contrôlée dans le passe-câbles.
- Colonne montante : liaison entre étages sur trente mètres. Un duplex OS2 à gaine commune résiste mieux au tirage qu’un zip, à polissage identique.
- Atelier mécanique : le câble longe une machine vibrante. Un simplex renforcé, en fibre insensible à la courbure, absorbe les passages serrés sans casser.
- Raccordement provisoire : un seul module à alimenter sur un plateau. Le simplex suffit si le module accepte une voie unique.
FAQ
Peut-on raccorder une jarretière monomode sur un module multimode ?
Non. Les diamètres de cœur diffèrent, 9 µm contre 50 µm, et le couplage ne se fait pas correctement. La liaison s’établit parfois sur quelques mètres, avec une puissance reçue très faible, ce qui rend le diagnostic difficile.
Quelle gaine retenir en faux plafond ?
Une gaine LSZH, pour limiter fumées et halogènes. Le classement de réaction au feu demandé dépend du bâtiment : faites valider la référence par le bureau d’études avant commande.
Un duplex est-il obligatoire pour du 10 Gbit/s ?
La plupart des modules 10 Gbit/s utilisent deux fibres, donc un duplex. Des modules bi-directionnels fonctionnent sur une fibre unique, à condition d’apparier deux références complémentaires.
Passer à l’action
Avant de commander, fixez le nombre de fibres, le type de fibre et le polissage, puis mesurez le chemin réel. Notre comparatif OS1 et OS2 aide à trancher entre les deux monomodes, et notre page fibre optique ou Wi-Fi situe l’intérêt d’un lien filaire. Si le doute porte sur la nature du support, lisez cuivre contre fibre avant de valider votre liste.
Comparez les gaines, les fibres et les connecteurs disponibles, puis commandez la référence adaptée à votre chemin de câble.
Voir les câbles fibre optique